« Compter pour toutes » : 200 activistes d’Afrique de l’Ouest réclament des données plus fiables sur les violences faites aux femmes

Environ 200 activistes originaires d’Afrique de l’Ouest appellent les autorités de huit pays de la région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Guinée, Niger et Sénégal) à renforcer la collecte de données sur les violences faites aux femmes, qu’ils jugent encore largement sous-estimées. Selon les signataires, l’absence de statistiques fiables constitue un frein majeur à la mise en place de politiques publiques efficaces pour lutter contre ces violences.

Les militant.e.s demandent aux gouvernements concernés d’allouer davantage de moyens financiers afin de réformer et consolider les systèmes nationaux de collecte de données. Ils et elles estiment notamment nécessaire de développer des programmes de sensibilisation et de formation destinés au personnel chargé de recueillir les informations sur le terrain, afin d’améliorer la qualité et la fiabilité des chiffres.

Au-delà des réformes institutionnelles, les activistes appellent également les autorités à soutenir concrètement les initiatives déjà menées localement. Ils et elles réclament un appui matériel et humain pour renforcer les dispositifs existants, notamment par le recrutement de personnel supplémentaire et l’acquisition d’équipements adaptés aux enquêtes de terrain. Les activistes insistent par ailleurs sur l’importance de garantir la sécurité des militant.e.s impliqué.e.s dans ces démarches ainsi que celle des personnes interrogées.

Les signataires soulignent enfin la nécessité d’une collaboration étroite entre plusieurs secteurs clés : justice, santé, aide sociale, forces de police et organisations de la société civile. Une telle coordination permettrait, selon les signataires, d’améliorer l’efficacité de la collecte d’informations et d’obtenir des données plus réalistes sur l’ampleur des violences faites aux femmes dans la région.

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