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	<title>rencontre Archives - tadf.africa</title>
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		<title>Lucie Gbakayoro, la voix des femmes qui nourrissent la Côte d’Ivoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mandjo Sadia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 18:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[cote d'ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lucie Gbakayoro a grandi au rythme des marchés et des conseils de sa grand-mère, commerçante, qui lui a transmis bien plus qu’un métier : le goût de l’indépendance. Très tôt, elle comprend que le commerce peut être une voie d’émancipation, surtout pour les femmes.</p>
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									<p data-start="54" data-end="490">Lucie Gbakayoro a grandi au rythme des marchés et des conseils de sa grand-mère, commerçante, qui lui a transmis bien plus qu’un métier : le goût de l’indépendance. Très tôt, elle comprend que le commerce peut être une voie d’émancipation, surtout pour les femmes. Après des études en comptabilité, elle tente d’abord sa chance dans la coiffure, avant de se tourner vers ce qui deviendra le fil conducteur de sa vie : l’entrepreneuriat.</p>
<p data-start="492" data-end="1025">En 1985, elle ouvre son premier commerce, une boutique spécialisée dans la vente en gros de vêtements et de chaussures pour enfants. Son sens des affaires et sa rigueur lui permettent de développer rapidement son activité. Sur les marchés d’Abidjan, sa réussite attire l’attention. Des commerçantes viennent lui demander conseil, cherchant à comprendre comment structurer leurs propres activités, comment acheter, vendre, négocier, tenir leurs comptes. Sans le savoir encore, Lucie Gbakayoro commence déjà à jouer un rôle de mentore.</p>
<div id="attachment_16407" style="width: 1360px" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-16407" class="wp-image-16407 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="1350" height="900" / data-src="https://tadf.africa/wp-content/uploads/2026/03/Lucie-g2-1024x683.jpg"><p id="caption-attachment-16407" class="wp-caption-text">Lucie Gbakayoro dans sa cuisine en train s&rsquo;assembler les produits alimentaires qu&rsquo;elle produit. Crédit photo : Tora San Traoré.</p></div>
<p data-start="1027" data-end="1486"> </p>
<p data-start="1027" data-end="1486">Au début des années 2000, son engagement prend une dimension collective. Entre 2000 et 2003, elle dirige un groupement de femmes au marché de Yopougon. Cette première responsabilité marque le début d’un parcours militant qui ne cessera de s’amplifier. De cheffe de groupe à responsable de coopérative, puis dirigeante d’association, elle gravit les étapes une à une, toujours avec la même conviction : les femmes doivent être au centre de l’économie vivrière.</p>
<p data-start="1488" data-end="1945">En 2023, elle est élue présidente de la <strong data-start="1528" data-end="1599">Plateforme des Femmes du Secteur Vivrier de Côte d’Ivoire (PFSV-CI)</strong>, une organisation qui fédère 45 coopératives et petites entreprises spécialisées dans la production, la transformation et la commercialisation de produits agricoles. À ce poste, elle porte la voix de centaines de productrices et commerçantes, souvent invisibles dans les décisions politiques alors qu’elles nourrissent une grande partie du pays.</p>
<div id="attachment_16410" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-16410" class="wp-image-16410 size-large lws-optimize-lazyload"  alt="" width="1024" height="683" / data-src="https://tadf.africa/wp-content/uploads/2026/03/Lucie-g5-1024x683.jpg"><p id="caption-attachment-16410" class="wp-caption-text">Lucie Gbakayoro avec une commerçante qu&rsquo;elle a aidé à s&rsquo;installer sur le marché à Bingerville. Crédit photo: Tora San Traoré</p></div>
<p data-start="1947" data-end="2429"> </p>
<p data-start="1947" data-end="2429">Pour Lucie Gbakayoro, le secteur vivrier est stratégique. Elle connaît la richesse des terres ivoiriennes, mais aussi les difficultés auxquelles font face celles qui les cultivent : changement climatique, accès limité aux financements, manque d’équipements, absence de soutien institutionnel. Malgré ces obstacles, elle continue de se battre pour que les femmes puissent vivre dignement de leur travail. Pour elle, l’autonomie économique est une condition essentielle de la liberté.</p>
<p data-start="2431" data-end="2817">Nous l’avons suivie chez elle, à Abidjan. Dans son salon, les trophées et les diplômes reçus au fil des années rappellent l’ampleur de son engagement. Dans sa cuisine, elle prépare des plats à partir de produits cultivés par les femmes de sa coopérative <strong data-start="2685" data-end="2697">Amougnan</strong>, qu’elle revend ensuite en ville. Chez elle comme sur le terrain, tout est lié : produire, transformer, vendre, former.</p>
<p data-start="2819" data-end="3229">Quelques jours plus tard, direction le marché Saint-Joseph de Bingerville, en périphérie d’Abidjan. Ce matin-là, Lucie Gbakayoro accompagne une dizaine de jeunes commerçantes venues chercher un emplacement pour vendre leurs produits. Elle discute avec les responsables du marché, négocie, conseille, rassure. Pour ces femmes, avoir une place pour vendre signifie souvent la possibilité de nourrir leur famille.</p>
<div id="attachment_16409" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-16409" class="wp-image-16409 size-large lws-optimize-lazyload"  alt="" width="1024" height="683" / data-src="https://tadf.africa/wp-content/uploads/2026/03/Lucie-g4-1024x683.jpg"><p id="caption-attachment-16409" class="wp-caption-text">Lucie Gbakoyoro avec les productrices d&rsquo;attieke qu&rsquo;elle accompagne à Eloka-Te. Crédit photo : Tora San Traoré.</p></div>
<p data-start="3231" data-end="3493"> </p>
<p data-start="3231" data-end="3493">Le combat continue à Eloka-Té, à une heure de route d’Abidjan. Dans ce village, elle rend visite à une productrice d’attiéké qu’elle accompagne depuis plusieurs années. Assise à l’ombre, entourée de bassines de manioc, la coopératrice raconte le chemin parcouru.</p>
<p data-start="3231" data-end="3493">« <em>J’ai connu Mme Gbakayoro grâce au ministère du Commerce, qui m’a orientée vers elle. Avant, je faisais seulement la transformation d’attiéké. Elle m’a aidée à structurer mon activité, à établir un plan de développement. Aujourd’hui, avec les femmes qui travaillent avec moi, nous cultivons le manioc, nous le transformons, nous vendons au marché et nous avons même des clients dans la restauration. Notre activité est plus stable, mais il nous manque encore des financements pour produire davantage. Et là aussi, elle continue de nous soutenir.</em> » Draimond Marcelle épouse Depry, présidente de coopérative</p>
<p data-start="4111" data-end="4477">Ce type d’accompagnement, Lucie Gbakayoro le répète inlassablement, d’un village à l’autre, d’un marché à l’autre. Son travail consiste autant à conseiller qu’à encourager, autant à organiser qu’à convaincre. Elle connaît chaque difficulté, chaque blocage administratif, chaque manque de moyens. Mais elle connaît aussi la force des femmes lorsqu’elles sont réunies.</p>
<p data-start="4479" data-end="4716">À force de patience, elle a construit un réseau solide, où les productrices, les transformatrices et les commerçantes s’entraident pour avancer ensemble. Pour elle, l’avenir du secteur vivrier en Côte d’Ivoire dépend de cette solidarité.</p>
<p data-start="4718" data-end="4894">Et lorsqu’on lui demande pourquoi elle continue, après tant d’années, elle répond simplement : parce qu’une femme qui gagne sa vie est une femme qu’on ne peut plus faire taire.</p>								</div>
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		<title>Marie-France Kouakou, foi, féminisme et combat contre le silence</title>
		<link>https://tadf.africa/marie-hortense-tohibatou-29-ans-de-lutte-pour-les-droits-des-femmes-dans-louest-ivoirien-duplicated/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mandjo Sadia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 15:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les lieux de culte où elle intervient, Marie-France Kouakou ne se contente pas de lancer la projection. Elle raconte. Avec une aisance de conteuse, elle mêle témoignages, chiffres, souvenirs personnels et histoires de femmes qu’elle a accompagnées. Son discours navigue entre colère et espoir, douleur et détermination.</p>
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									<p data-start="54" data-end="577">Marie-France Kouakou a plusieurs casquettes. Cadre dans un complexe hôtelier de luxe en Côte d’Ivoire, elle préside aussi l’<a href="https://www.overcome-owen.org/">ONG <strong data-start="181" data-end="193">Overcome</strong></a>, engagée dans l’autonomisation des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre. Entre deux responsabilités professionnelles, elle produit des films, organise des projections, parcourt le pays pour animer des conférences. Son objectif est clair : briser le silence autour des violences faites aux femmes, partout où cela est possible, même là où on ne les attend pas.</p>
<p data-start="579" data-end="997">Nous l’avons suivie lors de la projection de son dernier film, <em data-start="642" data-end="658">Silence Mortel</em>, d’abord devant des leaders religieux et communautaires à Yopougon, la plus grande commune d’Abidjan, puis dans une église pleine de femmes à Yamoussoukro, capitale politique du pays. Pour elle, ce film n’est pas seulement une œuvre audiovisuelle. C’est un outil de combat, un moyen d’ouvrir des discussions que beaucoup préfèrent éviter.</p>
<p data-start="999" data-end="1407"><strong>Dans les lieux de culte où elle intervient, Marie-France Kouakou ne se contente pas de lancer la projection. Elle raconte. Avec une aisance de conteuse, elle mêle témoignages, chiffres, souvenirs personnels et histoires de femmes qu’elle a accompagnées. Son discours navigue entre colère et espoir, douleur et détermination.</strong> Les statistiques prennent des visages, les récits deviennent impossibles à ignorer.</p>
<p data-start="1409" data-end="1844">Choisir l’église comme lieu de projection n’a rien d’anodin. Dans une société où la parole religieuse pèse lourd, elle veut convaincre celles et ceux qui influencent les familles, les couples et les communautés. Pour elle, la foi ne peut pas être séparée du respect des femmes. Et chaque intervention devient un plaidoyer : contre l’impunité, contre le silence, contre les traditions qui protègent les agresseurs plus que les victimes.</p>
<hr data-start="1846" data-end="1849" />
<h3 data-section-id="1pfe8o9" data-start="1851" data-end="1889">Église Saint-Laurent, Yopougon, 9h</h3>
<p> </p>
<p data-start="1891" data-end="2310">Dans une salle de séminaire attenante à l’église, une trentaine d’hommes d’Église et quelques femmes regardent en silence <em data-start="2013" data-end="2029">Silence Mortel</em>, le film produit par l’ONG Overcome. Pendant près d’une heure et demie, l’écran montre les différentes formes de violences basées sur le genre : viol, agressions sexuelles, violences physiques, mariages précoces, privation de ressources ou de services, maltraitance psychologique.</p>
<p data-start="2312" data-end="2720">Les histoires se succèdent. Des femmes violentées, souvent isolées, parfois rejetées, mais qui finissent par parler et reprendre le contrôle de leur vie. Dans la salle, les regards se ferment, les visages se tendent. Quand le générique apparaît, le silence dure quelques secondes, puis les applaudissements éclatent. Une standing ovation accueille Marie-France Kouakou avant même qu’elle ne prenne la parole.</p>
<p data-start="2722" data-end="3051">La projection n’était qu’un début. Pendant plus de deux heures, elle échange avec les responsables religieux, répond aux questions, contredit certaines idées reçues, insiste sur la responsabilité collective. <strong>Pour elle, les leaders spirituels doivent être des alliés dans la lutte contre les violences, pas des témoins silencieux.</strong></p>
<hr data-start="3053" data-end="3056" />
<h3 data-section-id="1vot6bs" data-start="3058" data-end="3102">Église Vase d’Honneur, Yamoussoukro, 10h</h3>
<p> </p>
<p data-start="3104" data-end="3422">En cette Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, Marie-France Kouakou n’a pas choisi une grande salle de conférence ni une tribune officielle. Elle a préféré un lieu de foi. À l’église Vase d’Honneur, dans une salle annexe, une centaine de femmes âgées de 18 à 50 ans prennent place face à l’écran.</p>
<p data-start="3424" data-end="3790">Dès les premières scènes, l’émotion est palpable. Certaines se crispent, d’autres essuient discrètement une larme. Quand les violences apparaissent à l’écran, des soupirs, des murmures indignés traversent la salle. Puis le film s’achève. Un silence lourd, presque suspendu. Et soudain, les applaudissements éclatent, longs, puissants, comme un soulagement collectif.</p>
<p data-start="3792" data-end="4217">Micro en main, Marie-France Kouakou s’avance sans détour. Elle ne cherche pas à adoucir ses mots. Face à ces femmes, dont beaucoup ont vécu des violences conjugales ou sexuelles, elle parle comme on parle entre proches. Elle cite des passages de la Bible, évoque des études, raconte des histoires vécues. Elle déconstruit les idées qui justifient la violence, rappelle que la foi ne doit jamais servir d’excuse à l’injustice.</p>
<p data-start="4219" data-end="4546">Les heures passent sans que personne ne quitte la salle. Puis la discussion change de forme. Une femme lève la main. Elle hésite, puis parle. Une autre prend la parole. Puis une troisième. Les récits sortent, parfois tremblants, parfois en colère. <strong>Pour certaines, c’est la première fois qu’elles racontent ce qu’elles ont vécu.</strong></p>
<p data-start="4548" data-end="4981">Dans cette pièce, la honte recule peu à peu. La parole circule. Les femmes se regardent autrement. Ce qui devait être une projection devient un espace de sororité, presque un cercle de guérison. Et Marie-France Kouakou reste là, au milieu d’elles, comme elle le fait depuis des années : écouter, expliquer, encourager, convaincre. Parce que pour elle, sensibiliser ne suffit pas. Il faut aussi donner aux femmes la force de parler.</p>								</div>
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		<title>Ramata Samaké, la couturière qui habille l’armée et ouvre la voie aux femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mandjo Sadia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 17:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[cote d'ivoire]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ramata Samaké fait partie de ces femmes qui ouvrent des chemins là où il n’en existait pas. Entrepreneure ivoirienne reconnue, elle est la fondatrice de l’Établissement de Couture Militaire (ECM), la première entreprise nationale spécialisée dans la confection de tenues militaires.</p>
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									<p data-start="54" data-end="574">Ramata Samaké fait partie de ces femmes qui ouvrent des chemins là où il n’en existait pas. Entrepreneure ivoirienne reconnue, elle est la fondatrice de l’<a href="https://www.facebook.com/Ecm225/?locale=fr_FR">Établissement de Couture Militaire (ECM)</a>, la première entreprise nationale spécialisée dans la confection de tenues militaires. Dans ses ateliers sont fabriqués les uniformes de l’armée, de la gendarmerie, ainsi que ceux de la police terrestre et maritime de Côte d’Ivoire. Un domaine longtemps réservé aux hommes, dans lequel elle s’est imposée avec détermination.</p><p data-start="576" data-end="1024">Rien ne prédestinait pourtant cette passionnée de couture à diriger une structure aussi stratégique. Dans sa jeunesse, Ramata Samaké commence simplement, avec une machine à coudre et une ambition tenace. Elle ouvre sa première boutique en 1984. Onze ans plus tard, en 1995, son activité prend une dimension officielle avec la création de l’ECM, un tournant décisif qui marque le début d’une ascension remarquable dans le monde de l’entrepreneuriat.</p><p data-start="1026" data-end="1535">Aujourd’hui, elle dirige une équipe d’une vingtaine de couturiers et couturières, qu’elle encadre avec rigueur et exigence. Son travail, salué pour sa qualité et sa constance, lui a valu de nombreuses distinctions. Elle a reçu une dizaine de prix et de médailles au cours de sa carrière, et son parcours a été personnellement reconnu par le président ivoirien Alassane Ouattara. Mais pour Ramata Samaké, la réussite ne se mesure pas seulement en récompenses. Elle se mesure aussi à la capacité de transmettre.</p><div id="attachment_16388" style="width: 690px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-16388" class="wp-image-16388  lws-optimize-lazyload"  alt="" width="680" height="453" / data-src="https://tadf.africa/wp-content/uploads/2026/03/Ramata-S2-1024x683.jpg"><p id="caption-attachment-16388" class="wp-caption-text">Ramata Samake dans l&rsquo;un de ses ateliers de couture de tenues militaires. Crédit photo : Tora San Traoré.</p></div><p data-start="1537" data-end="1840">Son histoire dépasse désormais les frontières ivoiriennes. Invitée à intervenir jusqu’en Inde, elle partage son expérience devant des publics venus du monde entier. Partout, son message reste le même : les femmes doivent oser entreprendre, viser grand et refuser les limites qu’on tente de leur imposer.</p><p data-start="1842" data-end="2297">Cette volonté de transmission prend une forme concrète en 2015, lorsqu’elle fonde l’Association des Femmes des Communautés Membres de l’Union Africaine (AF-COM UA). Au sein de cette structure, une centaine de commerçantes, âgées pour la plupart de 30 à 50 ans, se réunissent régulièrement pour échanger, se former et se soutenir. L’objectif est clair : créer un espace de solidarité où les femmes peuvent développer leurs activités et gagner en autonomie.</p><div id="attachment_16393" style="width: 694px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" aria-describedby="caption-attachment-16393" class="wp-image-16393  lws-optimize-lazyload"  alt="" width="684" height="456" / data-src="https://tadf.africa/wp-content/uploads/2026/03/Ramata-s9-1024x683.jpg"><p id="caption-attachment-16393" class="wp-caption-text">Ramata Samake avec les femmes de l&rsquo;AF-COM UA.<br />Credit photo : Tora San Traoré.</p></div><p data-start="2299" data-end="2887">Ramata Samaké y anime elle-même des ateliers consacrés à la gestion financière, à l’investissement et au développement entrepreneurial. Elle accompagne ces femmes dans la structuration de leurs projets, les encourage à formaliser leurs activités et à croire en leur capacité à réussir. Son engagement ne se limite pas à l’économie : l’association mène également des actions de sensibilisation contre les violences basées sur le genre et apporte un soutien aux victimes, convaincue que l’indépendance financière est souvent une condition essentielle pour sortir des situations de violence.</p><p data-start="2889" data-end="3388">Au fil des années, l’AF-COM UA est devenue bien plus qu’un réseau professionnel. C’est une communauté soudée, où l’entraide est une règle. Consciente des transformations du commerce, Ramata Samaké veille aussi à préparer ces femmes aux réalités du numérique. Initiation à l’utilisation de l’ordinateur, découverte des réseaux sociaux comme TikTok, conseils pour développer les ventes via WhatsApp : autant d’outils qui permettent à ces entrepreneures de s’adapter à un marché en constante évolution.</p><p data-start="4203" data-end="4343">Son parcours raconte une chose simple, mais puissante : lorsqu’une femme franchit une porte, elle peut en ouvrir des dizaines derrière elle.</p>								</div>
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